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  • Les vues post-impressionnistes de Pierre-Gaston Rigaud

    Rigaud, natif de Bordeaux, séjourne à Alençon dans les années 1910-1920. Il est classé parmi les peintres postimpressionnistes. Albert-Henri Besnard grave son portrait en 1922.

    Il promène son chevalet dans les rues d’Alençon et les chemins environnants, nous léguant une place Saint-Pierre animée ou une rue de la Poterne déserte.

    Jean-David Desforges

  • Juste Lisch, architecte des Monuments historiques

    Si on vous demande qui est Juste Lisch, vous serez bien en peine. Pas une rue à son nom et rien qui ne rappelle son souvenir dans sa ville natale. Fils du patron de filature, Jean Lisch, et de Marie Desvignes, il naît le 10 juin 1828 rue du Mans. Il débute ses études d’architecte en 1847.

    Dans les années 1850, Juste Lisch travaille sur deux bâtiments du Mans : la maison de la Reine Bérengère, en restauration et cette maison neuve dans le style Renaissance, rue des Chanoines.

    S’il ne paraît pas intervenir à Alençon, Juste Lisch y vient régulièrement. En 1858, il assiste au salon des Beaux-Arts qui se tient dans l’église Saint-Joseph, reconvertie en bibliothèque. Nous lui devons cette magnigfique perspective de la salle du première étage.

    Exposition des Beaux-Arts à Alençon en 1858, crayon sur papier contrecollé sur carton
    H. 28,3 ; L. 23,2 cm. (Musée d’Orsay)

    Jean-David Desforges

  • Besnard peint les bombardements

    « Autoportrait de profil gauche, un fume-cigarette
    à la main » par Albert-Henri Besnard, 1945. (Musée
    des Beaux-Arts et de la Dentelle)

    Albert-Henri Besnard est né à Alençon le 14 novembre 1890. Il y décède en 1977. Il nous a légué cinq tableaux (huile sur carton), de petits formats, qui rappellent plus que des photographies que la Libération s’est faite dans la souffrance en Normandie. Albert-Henri Besnard est aussi le fondateur de la Société des Amis du Vieil Alençon.

    « Carrefour de la rue de Bretagne et de la rue Jullien dans Alençon sinistré », par Albert-Henri Besnard, 1945. (Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle)
    « La rue de Bretagne dans Alençon sinistré », , par Albert-Henri Besnard, 1945. (Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle)
    « Alençon sinistré : la gare », par Albert-Henri Besnard, 1945. (Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle)
    « Grande Rue après les bombardements face à la place La Magdeleine », par Albert-Henri Besnard, 1945. (Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle)
    « Vue de la chapelle de l’école Saint-François à Alençon », par Albert-Henri Besnard, 1945. (Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle)

    Jean-David Desforges

  • René Veillon, photographe et peintre

    René Veillon est né à Mortagne-au-Perche, le 29 février 1864. Son père y est professeur au collège. Sa mère, Célestine Joubert, est veuve d’un premier mariage. Elle a un fils aîné : Mary Renard (1849-1925) qui est connu comme peintre également, conservateur du musée d’Alençon et vétéran de la guerre 1870-1871.

    Son père Alphone (1831-1910) est lui-même photographe. Pour améliorer les revenus de la famille, alors qu’il entre en 1876 au lycée d’Alençon comme professeur de dessin d’imitation, il reprend une librairie rue aux Sieurs. Deux ans plus tard, il ouvre rue du Château son atelier de peintre-photographe.

    Alphonse et René Veillon figurent dans la salle des décapités de l’auberge des sœurs Moisy, parmi les 66 profils. Ils sont en effet régulièrement à Saint-Céneri, avec Mary Renard, pour y peindre.

    La complicité entre le père et le fils autour de leur passion commune transparaît dans plusieurs tableaux photographiques. Ici, Alphonse Veillon photographie René pour un portrait de balayeur.

    On s’amuse aussi à prendre la pose pour un très sérieux concours du plus beau chapeau ! La famille : René et Alphonse Veillon, Mary Renard et l’ami Paul Saïn.

    En 1888, devenu ingénieur, René Veillon trouve un emploi aux établissements Bechmann de Val-et-Châtillon en Meurthe-et-Moselle. Il y est élu maire en 1896, et le reste jusqu’à sa mort. Durant la Première Guerre mondiale, les Lorrains non mobilisés sont emprisonnés par les Allemands. René Veillon passe sa détention à Rastatt, où il peint trois tableaux. Il décède en 1920.

    Jean-David Desforges

  • Achille Oudinot, artiste-artisan

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  • L’architecte Paul Lebart

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  • Les sarcophages de Colombiers

    Sous l’actuel cimetière de Colombiers reposent les vestiges d’une nécropole mérovingienne mise au jour entre 1979 et 1986. Cette fouille, dirigée par feu Hubert Gros, a permis d’exhumer plusieurs sarcophages et d’étudier un pan important de l’histoire locale. Aujourd’hui, ces vestiges continuent de susciter l’intérêt des chercheurs et du grand public, notamment avec le rapatriement prochain de certains sarcophages depuis Alençon vers Colombiers.

    Des sarcophages entre Colombiers et Alençon

    Suite aux fouilles, certains sarcophages sont restés à Colombiers, visibles dans et aux abords du cimetière, tandis que d’autres ont été transportés à Alençon pour être exposés au musée des Beaux-Arts. Ceux-ci étaient alors accompagnés de vitrines contenant des mobiliers archéologiques. Cependant, avec l’évolution de la muséographie, les salles archéologiques ont disparu et les sarcophages ont été relégués sous les arcades du musée.

    Un retour aux sources pour certains sarcophages

    Récemment, un article d’Ouest France a annoncé le rapatriement à Colombiers de plusieurs de ces sarcophages. Cette initiative permettra de redonner à ces pièces majeures de l’histoire mérovingienne une place plus appropriée et accessible à la population locale. L’occasion est idéale pour se replonger dans les fouilles et découvrir l’une des sépultures les plus marquantes : la sépulture 233.

    La sépulture 233 : un véritable caveau collectif

    Parmi les découvertes les plus remarquables de la nécropole figure la sépulture 233. Ce caveau collectif illustre parfaitement les pratiques funéraires de l’époque mérovingienne et offre un témoignage unique sur les croyances et traditions de ces populations.

    (Avertissement : certaines images peuvent contenir des représentations de squelettes, en raison du contexte archéologique de ces fouilles.)

    Avec ces nouvelles perspectives, la nécropole de Colombiers retrouve progressivement une partie de son patrimoine, rappelant l’importance de la conservation et de la valorisation de notre histoire locale.

    Jean-David Desforges

  • Le magasin Félix Potin, rue du Pont Neuf

    Une réclame publiée plusieurs fois dans les années 1910 et 1920. (Collection privée)

    Épicier du XIXe siècle, Félix Potin (1820-1871) théorise son commerce suivant quatre principes :

    • vente à bon poids,
    • produits de qualité,
    • marge bénéficiaire réduite,
    • prix affichés en magasin.
      Outre la vente, il opte aussi sur la production et le conditionnement des produits sous sa marque.

    Son magasin, situé rue du Pont Neuf à Alençon, ouvre dans les années 1860 et fonctionne jusque dans les années 1930. C’est à cette période que le groupe Potin connaît de grosses difficultés (évasion fiscale, décès du dernier représentant de la famille, etc.). Longtemps, le bâtiment est partagé entre une enseigne de jouets et une quincaillerie. Il a été en grande partie démoli à la fin des années 1990, mais il en reste deux travées et son fronton, réutilisé dans la résidence qui lui a succédé.

    Il n’y a pas que les fondateurs des grands magasins : une photographie prise à la veille de la Première Guerre mondiale montre les employés posant devant la devanture du Félix Potin d’Alençon. Cravates et tabliers de rigueur. Chien du gardien et vélo-triporteur au premier plan.

    Les employés du magasin. (Collection privée)

    Jean-David Desforges

  • Le premier monument aux Morts

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  • Saint-Pierre de Montsort

    Saint-Pierre de Montsort

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