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  • La Grotte, une œuvre méprisée

    Hier, 24 janvier 2018, la fontaine La Grotte, de son nom officiel, a été démontée, non sans être bousculée et quelque peu endommagée.

    A force de répéter qu’elle est intéressante, cette fontaine réapparaîtra peut-être sur un rond-point quelconque ? Droits réservés.

    Cette fontaine, ce n’est (n’était) pas un produit standard de catalogue d’aménagements urbains mais une oeuvre d’art, imaginée pour cette place. Elle sera remplacée par un truc dont les mérites sont vantés (sur-vendus même) mais qui peut être installé partout, que l’on finira par ne plus voir.

    Quelques personnes se souviennent du trio d’artistes qui a travaillé sur ce projet, y compris in situ. Marcel Chauvenet, Esther Gorbato et Johanna Ebertz sont des artistes de grandes renommée, principalement des sculpteurs. « La dent creuse », ou « la harpe », pour utiliser ses surnoms, est donc renvoyée dans un dépôt et l’on se dit bon débarras, et vivement l’odeur des matériaux neufs ! C’est donc le moment d’avoir une pensée pour ces artistes, sachant que dans d’autres villes, ils sont les auteurs d’œuvres dans l’espace public que personne n’oserait une seule seconde mettre en caisse.

    Marcel Chauvenet (1906-1988). Droits réservés.
    Esther Gorbato (1926-1987). Droits réservés.

    La Grotte a été commandée par la ville d’Alençon au titre du 1% pour l’Art, en application de la loi de 1951. Quelle déchéance !

    Jean-David Desforges

  • Le théâtre à l’Italienne

    Plusieurs théâtre ont existé à Alençon. Au XIXe siècle trois projets se succèdent dans le secteur restreint de l’île du Jaglolay :

    • un premier théâtre aménagé par le baron Mercier qui est racheté par la ville en 1841 ;
    • un projet de l’architecte Paul Lebart face à l’hôtel de ville, qui n’est pas construit en raison des contraintes géologiques et hydrologiques ;
    • un second projet de Paul Lebart, construit sur la Briante : celui qui nous intéresse.

    L’ancien théâtre est au centre de ce détail de photographie aérienne, en 1946. Comme on le voit, il n’a pas été détruit par des bombardements. C’est une idée reçue qui le fait dire. Il est accolé à l’hôtel Masson.

    La destruction du théâtre à la charnière des années 1950-1960 est la première étape du percement de l’avenue de Lattre de Tassigny. Nous sommes en 1967. En bas à droite, on distingue d’autres destructions, où s’élève de nos jours l’école maternelle Masson. (Le nord est en haut de la vue).

    Jean-David Desforges