À propos de l’annonce d’une conférence sur la Maison des Sept Colonnes

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Réflexions sur l’usage et l’attribution des travaux universitaires

Une affiche circule pour annoncer une conférence consacrée à la Maison des Sept Colonnes, monument emblématique d’Alençon, à la mairie de Cerisé. À première vue, l’événement semble s’inscrire dans une dynamique positive de valorisation du patrimoine local. Pourtant, plusieurs éléments interpellent, en particulier lorsque l’on a soi-même consacré un travail universitaire approfondi à ce bâtiment — un travail qui, dans mon cas, sert de base à cette conférence, puisqu’il est le seul travail sur l’histoire, l’historiographie et l’archéologie de ce monument.

Cette situation m’amène à formuler plusieurs remarques d’ordre méthodologique et déontologique, qui dépassent mon cas personnel et concernent plus largement la pratique de la recherche en histoire et en patrimoine.

Où cette recherche a-t-elle été publiée ?
Une conférence publique doit normalement reposer sur un travail référencé, daté et accessible.

Quelles sont les sources et références mobilisées ?
La Maison des Sept Colonnes possède une historiographie précise : archives municipales, publications savantes, rapports patrimoniaux… Leur absence interroge. Mais les sources sont dans mes publications écrites, en ligne, et mes communications à l’université de Caen, à l’Institut national du Patrimoine, à l’École du Louvre.

En tant qu’auteur d’un travail universitaire complet sur ce monument (travail qui m’a d’ailleurs été dérobé), je rappelle que la recherche historique et patrimoniale obéit à des règles strictes d’attribution, de citation et de transparence des sources.

Il ne s’agit pas d’empêcher qui que ce soit de parler du patrimoine local — bien au contraire, je l’encourage — mais simplement de rappeler que la rigueur scientifique et le respect du travail d’autrui sont indispensables.

Respecter le patrimoine commence par respecter ceux qui travaille à son étude.

Jean-David Desforges

Inventaire de la couverture médiatique :

Article 1 : Mention d’une visite en 1990 et d’un farfouillage illégale qui passe pour des « recherches ».