L’auberge de la Fuie, une destruction inutile

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Un jour de confinement, muni d’une attestation de déplacement, signée par le porteur, je me suis rendu rue de la Fuie, pour vérifier une alerte : la destruction d’une ancienne auberge.

Ce jour même, le 10 avril 2020, j’ai contacté notre maire pour lui demander de revenir sur cette décision. Courriel resté sans réponse.

Ce bâtiment est l’un des dernier de la ville lorsqu’on la quitté au XIXe siècle. Il ferme aussi la perspective sur le boulevard de la République rehaussé : sans lui, nous sommes face à un mur, sans transition d’échelle. Il y a fort à parier que d’ici 10 ans, si l’auberge est détruite, cette parcelle sera toujours une dent creuse, sans aucune utilité.

Alors oui, ce n’est pas un édifice d’une architecture rare mais il est juste typique de l’architecture du début du XIXe siècle à Alençon. Ce genre de bâtiment trouve toujours preneur. Il s’en vend tout les jours sans que des experts municipaux ne les jugent dégradés, dangereux, inexploitables.

Le 14, l’auberge n’est plus qu’un tas de gravats.

Jean-David Desforges